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Bannière de l'article sur Les femmes en Iran sous la République islamique
Les femmes en Iran sous la République islamique
1979 marque un tournant dans l’histoire de l’Iran. Alors que les femmes ont obtenu des avancées sociales conséquentes sous le régime du Chah (pour en savoir plus, voir notre dernier article), la colère du peuple monte face aux inégalités croissantes et à l’occidentalisation de la société, en contradiction avec les valeurs du pays. La Révolution Iranienne de 1979 marque la fin de la monarchie et le début de la République islamique d’Iran. Pour comprendre toute l’ampleur de la situation depuis le décès de Mahsa Amini le 16 septembre 2022, il est intéressant de se pencher sur l’histoire du pays et la place des femmes sous ce régime.

Sommaire

Infographie de l'Iran, ©La ReF media, 2022

I. Caractéristiques de la République Islamique

1. Définition et fonctionnement

La République Islamique est instituée par référendum en mars 1979. Elle désigne l’Ayatollah (voir lexique) Khomeyni comme le “chef spirituel suprême”, soit le “Guide de la Révolution”. Son projet politique est nationaliste, anti-capitaliste, anti-impéraliste, inspiré de la charia et aspire à une société qui, selon Khomeyni : 

“ne connaîtra plus la misère, la faim, le chômage, les bidonvilles, les inégalités, l’analphabétisme, la criminalité, l’alcoolisme, la prostitution, la drogue, le népotisme, la corruption, l’exploitation, l’ingérence étrangère, etc. Ce sera une société fondée sur l’égalité, la fraternité et la justice sociale.”

Le régime prend la forme d’une théocratie, c’est à dire un gouvernement dans lequel “la loi civile et la loi religieuse se confondent, et le détenteur du pouvoir est soit l’incarnation d’un dieu soit son descendant ou son ministre” (Larousse). La Constitution de la République Islamique est originellement assez similaire à la Constitution française, notamment en ce qui concerne la séparation des pouvoirs. En 1989 cependant, deux nouveaux articles sont ajoutés à la Constitution : le pouvoir absolu est désormais accordé à vie au docteur de la Loi religieuse, soit Khomeyni à l’époque.
 
Aujourd’hui (mise à jour septembre 2023), le Guide suprême est l’ayatollah Khamenei (depuis 1989) et le président est Ebrahim Raïssi (depuis août 2021).
L'organisation politique de la République islamique d'Iran, ©La ReF media, 2023

2. La figure du Guide spirituel

1er février 1979, le retour de Khomeyni en Iran Grâce à son charisme et à l’émotion qu’il est capable de mobiliser, le personnage de Khomeyni devient une idole. Son arrivée au pouvoir change radicalement le rapport entre le politique et le religieux. La sociologue Mahnaz Shirali le décrit dans son livre La malédiction du religieux : “dès l’avènement du régime islamique, c’est le religieux qui s’accapare le pouvoir séculier ” et parle du khomeynisme comme étant “l’idéologie favorisant l’envahissement du politique par le religieux”.

II. Les débuts de la République Islamique (1979-1990) et la désillusion des Iraniennes

1. Un début de régime sous tension

Photographie d'époque fournie par Dr. MANHAZ SHIRALI
La première manifestation connue sous Khomeyni a lieu le 8 mars 1979, journée mondiale de lutte pour les droits des femmes, lorsque les Iraniennes se rendent compte que la République Islamique ne leur accorderait pas la place promise par Khomeyni dans ses discours et qu’elles pourraient se voir imposer le port du voile – le hijab. Alors qu’elles ont amplement participé à la révolution qui a permis à Khomeyni d’accéder au pouvoir, les femmes voient leurs droits et libertés rétrogradés, notamment à leur rôle au sein du foyer pour être plus “conforme aux valeurs de l’islam”. Pour autant, elles continuent de revendiquer leurs droits en manifestant. Mahnaz Shirali rapporte1

“On parlait des “salopes” qui venaient réclamer leurs droits”

C’est véritablement pendant la guerre contre l’Irak que la question du voile obligatoire revient sur le devant de la scène.
 
À partir de 1980, et pendant huit ans, l’Iran et l’Irak s’affrontent dans une guerre qui compte plus d’un million de morts du côté iranien et entre 250 000 et 500 000 morts du côté irakien. La cohésion nationale devient un enjeu de pouvoir contre l’ennemi commun, ce qui permet au régime de Khomeyni de faire taire toutes les voix dissidentes et d’exercer sans contre-pouvoir. Plus la guerre avance, plus la répression des opposants est légitimée au nom de l’unité islamique.

2. La place du voile dans cette nouvelle société

Une domination s’exerce alors sur les corps des femmes. En 1983, le port du voile devient obligatoire dans la loi, pour toutes les femmes, Iraniennes ou étrangères, musulmanes ou non, et ce dès l’âge de 9 ans. Le voile obligatoire est très souvent analysé comme étant le pilier fondateur du régime. Ne pas respecter cette loi entraîne une possible peine de prison, flagellation (une loi votée par le Parlement en 1984 expose les femmes non voilées à 72 coups de fouet) ou amende.

“La moindre dérogation aux préceptes islamiques est jugée attentatoire à l’islam. De la mèche de cheveux rebelle jusqu’au port du jean, une foule de détails de ce genre est considérée comme irrespectueuse à l’égard du sang des victimes de la guerre.(...) En imposant le port du voile islamique, le régime stigmatise le corps de la femme et le marque au fer rouge de sa domination. À travers les agressions et les humiliations systématiques qu’il fait subir aux femmes en public, le régime humilie la moitié de la société pour mieux maîtriser le reste. À travers les femmes, en effet, toute la population est visée.”

Pour gagner l’adhésion des femmes à son projet, Khomeyni avait promis qu’il ne reviendrait pas sur leurs acquis sociaux : il n’en est rien dans les faits. Les Iraniennes font face à l’islamisation de la société et au renforcement du patriarcat.

"Les lois, en bref, ont ramené l'horloge mille quatre cents ans en arrière, à l'époque où la lapidation des femmes pour adultère et la coupe des mains des voleurs étaient considérées comme des peines appropriées"

3. Le recul des droits des femmes

La place des femmes dans la République Islamique est très vite ambiguë. Le 20ème principe de la nouvelle Constitution, connu sous le nom de “principe d’égalité”, affirme que “tous les membres de la Nation, femmes et hommes, sont sous la protection de la loi et jouissent de tous les droits humains, politiques, économiques, sociaux et culturels, dans le respect des préceptes de l’islam”. La Constitution ne dit pas qu’hommes et femmes sont égaux devant la loi. Respecter les préceptes de l’islam renvoie par ailleurs à la loi islamique, la charia, selon laquelle le prix du sang pour le meurtre d’une femme est inférieur de moitié à celui d’un homme.
 
Après leur avoir rendu le port du voile obligatoire, Khomeyni baisse l’âge légal du mariage pour les filles de 15 ans (sous le Chah) à 9 ans. Le code civil du Chah est remplacé par un code civil islamique. La charia, dont les lois sont tirées, consolide la suprématie et l’autorité de l’homme tant dans la sphère privée que dans la sphère publique. Les femmes sont la propriété du chef de famille, mari ou père. Des discriminations juridiques voient le jour, parce que jugées contraires à l’islam. La loi de protection de la famille de 1967 est abrogée : la polygamie redevient complètement légale, le divorce est interdit pour les femmes. La séparation des femmes et des hommes est ré-instaurée dans l’espace public (écoles, parcs, plages, événements sportifs), les femmes sont écartées des fonctions publiques et hautes fonctions politiques. Le droit de vote est cependant maintenu.
 
La ministre de l’éducation de l’époque Farrokhrou Parsa est arrêtée après avoir participé à la Révolution Iranienne, pour avoir notamment contribué à « la corruption et répandu la prostitution » au ministère de l’Éducation. Elle est exécutée en 1980.

4. Dix ans plus tard, de légères évolutions

Pour pallier le manque d’hommes durant la guerre contre l’Irak, les femmes entrent dans la vie active. Un an après la fin de la guerre en 1988, la mort de Khomeyni laisse place au nouveau Guide suprême Ali Khamenei, qui contribue à l’amélioration des droits des femmes.

“Les avancées sont entièrement déterminées par les intérêts du pouvoir en place, pas par les intérêts des femmes elles-mêmes”

Ainsi, l’éducation se généralise pour les femmes. Selon la sociologue, cette décision est motivée par le fait “qu’une femme instruite s’occupera mieux de son foyer, elle sera une meilleure mère et une meilleure épouse”.

"[La campagne d’alphabétisation menée depuis le début des années 1980] est considérée comme une des priorités des actions éducatives en Iran. (...) D’une manière générale, l’inégalité entre les hommes et les femmes tend à diminuer pour les tranches d’âge plus jeunes. La progression importante des femmes traduit la participation massive de celles-ci aux campagnes d’alphabétisation”

Dès 1992, elles ont à nouveau le droit d’accéder aux études supérieures et aux filières médicales. En 1989, la contraception se diffuse massivement : le taux de natalité est élevé (7 enfants par femme) dans un contexte de difficultés économiques post-guerre.
 
Un “féminisme islamique”, comme l’appelle Azadeh Kian, s’active dans les années 1990-2000 : pour améliorer la condition des femmes, certaines Iraniennes éduquées issues de milieux très religieux essaient de dialoguer avec le pouvoir. Elles questionnent la polygamie, le droit successoral (transmission des biens après le décès), l’obligation du port du voile… Certaines femmes ont un vrai écho dans la société et participent à la désacralisation progressive des lois islamiques.
 
À titre d’exemple, Azam Taleghani critique la polygamie dans son journal Payam-e Hajar. Des figures s’imposent à travers des revues et journaux pour inciter les femmes à les rejoindre ou à échanger sur leurs idées de lutte. C’est le cas de Shahla Sherkat, une auteure iranienne qui invite des féministes séculières au dialogue à travers son journal Zanan, l’un des plus importants de la presse féminine.
 
En 1997 est élu le président Khatami, considéré comme réformateur et modéré. Il déclare en 2000, dans un entretien au quotidien Hambastegi

“Le problème n’est pas ce que portent les femmes. L’essentiel est qu’elles soient présentes dans tous les domaines de la société”.

Durant son mandat, la presse est plus libre, davantage de femmes rejoignent des filières universitaires et la vie active, des groupes politiques pour la défense des droits des femmes s’organisent.
 
Cependant, les changements sont mineurs, car le véritable pouvoir est détenu par le Guide suprême et le Conseil des gardiens. La pression traditionaliste reste forte dans le pays. Les femmes sont toujours séparées des hommes dans les transports en commun et l’espace public, exposées à la peine de mort en cas de légitime défense ou d’adultère et sous-représentées dans le gouvernement. En parallèle, en 1999, de nombreux journaux sont contraints de fermer et de nombreux journalistes sont arrêtés. Des étudiants se révoltent en masse contre la fermeture d’un journal persan réformiste. Les manifestations sont sévèrement réprimées par une force paramilitaire liée aux gardiens de la révolution et on déplore une quinzaine de morts. Ces protestations marquent durement l’histoire du pays.

III. Des revendications de plus en plus régulières courant 2000-2020

1. Dans les années 2000

Des vagues de revendications féministes s’élèvent en Iran de plus en plus régulièrement.

  • En 2003, l’obtention du Prix Nobel de la Paix par l’avocate des droits humains Shirin Ebadi entraîne l’organisation par des féministes iraniennes de nombreux séminaires sur les droits des femmes. Ils se terminent par une manifestation sans précédent contre les inégalités femmes-hommes devant l’université de Téhéran le 12 juin 2005, la veille de l’élection présidentielle. Les femmes demandent l’abrogation de nombreux articles discriminatoires dans la Constitution.

     

  • En 2005, le président ultra-conservateur Mahmoud Ahmadinejad arrive au pouvoir et porte un nouveau coup d’arrêt à l’amélioration des droits des femmes. Des quotas limitent le nombre d’étudiantes dans certaines filières universitaires (le nombre d’étudiantes chute de 52% à 43% sous son mandat), les mouvements féministes sont massivement réprimés… Alors que sous le précédent mandat, le code vestimentaire islamique était plus souple, le nouveau gouvernement crée la police des mœurs en 2005 pour veiller au bon port du hijab. Un nouveau projet de loi sur la protection de la famille voit aussi le jour et limite les droits des femmes en cas de divorce.

     

  • Malgré la répression, plusieurs campagnes pour les droits des femmes fleurissent. En 2006, 54 activistes lancent la campagne et la pétition One million signatures” dans tout le pays, qui vise à dénoncer et abolir les lois discriminatoires en Iran. La campagne se répand dans de nombreuses villes. Parmi les victoires : les femmes peuvent désormais hériter de leur mari. Elles obtiennent le droit de recevoir le même prix du sang en cas d’accident, et les hommes ne peuvent désormais plus prendre une autre épouse sans le consentement de leur première femme.

     

  • En 2009 naît le “Mouvement vert” qui dénonce la réélection jugée frauduleuse de Mahmoud Ahmadinejad et qui proteste contre le pouvoir hostile aux revendications des femmes et contre la grande liberté de la police des mœurs.

2. Dans les années 2010

La décennie est marquée par l’élection en 2013 du président Hassan Rohani, qui clame que « l’injustice et la violence contre les femmes doivent cesser ». Son administration est la première de la République islamique à nommer des femmes à de hautes fonctions comme ambassadrices, gouverneures ou encore porte-paroles du ministère des Affaires étrangères. La police des mœurs est davantage tolérante : il n’est pas rare de croiser dans les rues des femmes vêtues de hijab colorés et de jeans moulants.
 
Mais ce mandat est une nouvelle déception : dans son rapport annuel sur l’Iran de 2020, Amnesty International note que :

"les femmes se heurtent toujours à une discrimination solidement ancrée dans la législation, notamment en qui concerne le mariage, le divorce, l'emploi, la succession et l'accès aux fonctions politiques".

En 2014, une politique nataliste est mise en place pour contrer le ralentissement de la démographie. Le contrôle du corps des femmes est toujours en vigueur : la contraception est strictement interdite en 2015.
 

Plusieurs mouvements de femmes s’emparent de l’espace virtuel avant de rejoindre l’espace public. Leurs revendications concernent le refus du port du voile obligatoire. En soulevant la question de l’égalité des droits, beaucoup d’intellectuelles sont arrêtées.

 

  • En 2014, la journaliste irano-américaine Masih Alinejad lance le mouvement “My Stealthy Freedom” (“Ma liberté furtive”) sur une page Facebook, où les Iraniennes postent des photos d’elles sans voile. Fin 2016, la page dépasse le million de likes.

     

  • Photo d’une iranienne brandissant son voile en pleine rue, identifiée comme Vida Movahed sur les réseaux
    En 2017, le mouvement #whitewednesdays apparaît sur les réseaux, à nouveau à l’initiative de Masih Alinejad, incitant les femmes à poster des photos ou vidéos d’elles avec un foulard ou vêtement blanc en signe de protestation contre le port du voile noir, obligatoire. En décembre, Vida Movahed ôte son voile et le met au bout d’un bâton en signe de protestation. Elle est arrêtée et emprisonnée mais inspire des dizaines de jeunes femmes qui répètent son acte de désobéissance civile, malgré les risques d’arrestations par les autorités. C’est le mouvement “Girls of Revolution Street”. En parallèle, des manifestations éclatent en Iran contre les problèmes économiques et les scandales financiers. Les conditions de vie se dégradent et certains manifestants scandent “Mort au dictateur” en s’adressant au Guide suprême.

3. Depuis les années 2020

Fin 2019, une hausse surprise du prix de l’essence déclenche d’importantes manifestations dans le pays. La contestation se transforme vite en soulèvement, violemment réprimé par le régime qui provoque 1500 morts.
 
L’année suivante, le mouvement #MeToo s’empare des réseaux sociaux iraniens, mêlant dénonciations d’agresseurs sexuels et contestations des “crimes d’honneur” (voir lexique). Ces revendications débouchent sur un projet de loi criminalisant les violences et crimes sexuels envers les femmes.
 
En 2021, Ebrahim Raïssi devient président de l’Iran (il l’est encore à ce jour – décembre 2022). Il considère que les entorses faites à la loi sur le hijab – des cheveux visibles par exemple – font la « promotion organisée de la corruption [morale] dans la société islamique ». Le 5 juillet 2022, il demande à ce que la loi « sur le hijab et la chasteté du pays » élaborée en 2005 soit strictement appliquée : le hijab doit non seulement couvrir les cheveux mais aussi le cou et les épaules. Son élection s’accompagne d’une répression massive, d’arrestations et d’exécutions en constante augmentation.
 
Un mois plus tard, un décret rend plus sévères les punitions pour « hijab inapproprié ». Un métro interdit l’accès aux femmes ne portant pas de voile, la police ferme les cafés accueillant les clientes non voilées, et des instructions (sont) données par l’État pour ne pas fournir de services bancaires et administratifs aux femmes qui ne portent pas correctement le hijab2.

Conclusion

Malgré leur participation à la destitution du Chah d’Iran, les Iraniennes sont rapidement déçues par les promesses non tenues de l’ayatollah Khomeyni, devenu Guide suprême en 1979 sous la République islamique. Depuis cette date, elles voient leurs droits fluctuer en fonction des différents présidents au pouvoir. Face aux inégalités femmes-hommes sociales, économiques, juridiques et politiques, les manifestations augmentent et se cristallisent autour du port du voile obligatoire, symbole du contrôle des femmes. Leur colère atteint son paroxysme en septembre 2022 à la mort de Mahsa Amini, arrêtée par la police des mœurs pour port de voile inapproprié. Son décès trois jours plus tard conduit tout le pays à une révolte massive à laquelle les hommes participent également. Pour en savoir plus, découvrez l’entretien mené par La reF media avec Maître Athéna Karimi, avocate iranienne.
Frise l'Iran pendant la République islamique, ©La ReF media, 2023

Merci à Naël pour la bannière !

Sources

  1. La malédiction du religieux, la défaite de la pensée démocratique en Iran, Mahnaz Shirali, 2012
  2. Répression. En Iran, les femmes ne portant pas le voile à nouveau dans le collimateur des autorités, Courrier International
  3. Iran Awakening: One Woman's Journey to Reclaim Her Life and Country, Shirin Ebadi
  4. L'analyse démographique de l'analphabétisme en Ira, Saeed Paivandi

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